Sciences humaines & sociales

  • Lao Tseu, qui aurait vécu six siècles avant notre ère, est avec Confucius, dont il fut le contemporain, le personnage le plus illustre de l'antiquité chinoise. Quant au Tao Te King qui lui est attribué, sur des bases d'ailleurs moins historiques que légendaires, c'est sans aucun doute l'ouvrage le plus souvent traduit de toute la littérature extrême-orientale.
    Ces quelque cinq mille carachères chinois ont donné lieu à d'innombrables traductions et interprétations. La présente version se situe résolument dans la perspective d'une adaptation de l'antique sagesse à notre monde et à notre langage contemporains. Plus que jamais, en effet, notre conscience occidentale a besoin d'entendre ces paroles fascinantes, porteuses du secret spirituel de l'Orient.

  • Texte fondateur du taoïsme, le Lao-tseu, connu également sous le titre de Tao-t-king (Livre de la Voie et de la Vertu), demeure l'une des plus précieuses clefs pour pénétrer la pensée chinoise.
    Ce grand classique se présente sous un nouveau visage. La présente édition est en effet fondée sur les versions les plus anciennes de ce texte qui offrent la particularité remarquable d'inverser l'ordre des parties (Le Livre de la Vertu y précède Le Livre de la Voie).
    Accompagnée de commentaires éclairants, cette nouvelle traduction permet de saisir l'ampleur de la pensée taoïste jusque dans ses versants politiques et stratégiques : la Voie se fait Loi.

  • Redécouvert au XXe siècle par les historiens du Moyen Âge, les théologiens et les philosophes, Maître Eckhart est aujourd'hui reconnu comme l'un des grands mystiques chrétiens. Pour autant, trop peu de lecteurs ont pu jusqu'à présent se pencher sur son oeuvre et pénétrer ainsi le fond d'une pensée aussi originale que féconde.
    Lire Maître Eckhart dans la continuité de ses textes majeurs, c'est entrer dans un monde, saisir la cohérence intérieure d'un homme qui continue d'étonner par ses formules paradoxales, apprendre à discerner le sens mystique du détachement, du « sans pourquoi », du « Dieu au-delà de Dieu »... Dans la droite ligne des Sermons, Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière nous donnent ici à lire les quatre sermons allemands et l'unique poème, plus accessibles que l'oeuvre latine. Fidèles à l'esthétique dépouillée de sa langue, ils nous guident sur ce chemin escarpé où le vertige de l'être et la lumière mystique affleurent au détour de chaque phrase.

  • Démonisés, persécutés, anéantis, les cathares n'ont pas pour autant disparu de la mémoire des hommes. Par-delà les brumes de légende qui masquent leur figure, les « Bons Hommes » et les « Bonnes Femmes » ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. Anne Brenon, l'une des plus grandes spécialistes mondiales de cette foi mal connue, nous fait entrer dans leur intimité. Loin de l'image d'une communauté recluse aux doctrines occultes, elle nous fait découvrir des individus pieux et charitables, engagés dans la vie de la cité. Face à « l'Église qui possède et qui écorche », ils affirment incarner « l'Église qui fuit et qui pardonne », la seule qui soit fidèle à l'héritage des apôtres. Si le catharisme organisé a péri sur les bûchers quoiqu'il ait survécut un peu plus longtemps qu'on ne croit), son esprit peut encore inspirer tous ceux qui, contre les puissances de ce monde, prennent le parti des âmes en souffrance.

  • Le Popol Vuh ("Livre des Événements" ou "Livre de la Communauté") est un grand poème à la fois mythologique et historique issu de la civilisation méso-américaine.
    Il est né de la grande tradition orale des Indiens Mayas Quichés. Les Dieux du Mexique y parlent dans un langage symbolique de l'unité de l'homme et de la nature, de la lutte des forces divines contre le chaos, contre le monde de l'évanouissement et de la décomposition.
    Les Indiens Quichés, ayant souffert de la conquête espagnole et voyant leur culture disparaître, ont sauvé cette part de leur mythologie en transcrivant ce récit, avec l'aide d'un père dominicain, en 1688. Ce n'est donc pas l'oeuvre d'un homme, mais celle de plusieurs générations dont elle incarne la conscience.
    La traduction de Valérie Faurie, que sa thèse a amenée à faire un long séjour dans la communauté indienne des Tarahumaras, est basée sur la version espagnole d'Adrian Résinos, qui a travaillé directement sur les documents en langue quichée, version qui fait référence depuis 1947 dans les pays de langue espagnole.

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