Denis Diderot

  • À travers l'évocation d'une société tahitienne utopique, Diderot met en évidence le caractère paradoxal des lois qui s'imposent à l'être humain en société. Dans ce conte philosophique et moral, il tend à montrer que la religion et ses préceptes sont nuisibles à l'individu, à la société et au bien en général, parce qu'elle va à l'encontre de la nature. Le bonheur est lié à l'état de nature et à l'utopie de Tahiti, alors que les lois contradictoires de l'Europe empêchent les humains d'être heureux.



    Denis Diderot est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français du mouvement des Lumières, à la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d'art, critique littéraire et traducteur. Son oeuvre principale est L'Encyclopédie.

  • Jacques le fataliste et son maître est un dialogue philosophique de Denis Diderot dont l'écriture s'étend de 1765 jusqu'à la mort de ce dernier en 1784.Ce roman complexe, déconcertant et déroutant par ses digressions - sans doute l'oeuvre de Diderot la plus commentée - puise pour partie son inspiration dans Vie et opinions de Laurence Sterne, paru quelques années auparavant (1759-1763). Multipliant les rebondissements invraisemblables, tout comme les interruptions oiseuses d'un narrateur exaspérant et omniprésent, le roman raille ouvertement les poncifs du genre, quitte à irriter son lecteur dont les attentes semblent sans cesse déçues. Le récit Jacques, qui voyage en compagnie de son maître, possède une personnalité plus complexe que celle d'un valet de comédie : il est bavard mais aussi quelque peu philosophe (« une espèce de philosophe ») et c'est à son fatalisme qu'il doit son surnom. Pour combler l'ennui, il promet à son maître de lui raconter la suite de ses aventures amoureuses. Mais ce récit est sans cesse interrompu soit par son maître, soit par des interventions ou incidents extérieurs, soit par des « histoires » autonomes venant se substituer au récit initial, soit par des discussions entre le narrateur et le lecteur. |Wikipedia|

  • La religieuse

    Denis Diderot

    La Religieuse est un roman-mémoires achevé vers 1780 par Denis Diderot, et publié à titre posthume, en 1796. Présentation | Au XVIIIe siècle, une jeune fille nommée Suzanne Simonin est contrainte par ses parents de prononcer ses voeux au terme de son noviciat. En effet, pour de prétendues raisons financières, ceux-ci ont préféré enfermer leur fille au couvent. C'est en réalité parce qu'elle est une enfant illégitime et que sa mère espère ainsi expier sa faute de jeunesse. C'est dans la communauté des clarisses de Longchamp qu'elle rencontre la supérieure de Moni. Celle-ci, une mystique, se lie d'amitié avec la jeune fille avant de mourir. La période de bonheur et de plénitude s'achève pour l'héroïne avec l'arrivée d'une nouvelle supérieure : Sainte-Christine. Au courant que Suzanne désire rompre ses voeux et que pour ce faire, elle a intenté un procès à la communauté, la supérieure opère un véritable harcèlement moral et physique sur Suzanne. L'infortunée subit de l'ensemble de la communauté, à l'instigation de la supérieure, une multitude d'humiliations physiques et morales. ..| |Wikipédia|

  • Le neveu de Rameau

    Denis Diderot

    Le Neveu de Rameau ou La Satire seconde est un dialogue écrit par Denis Diderot entre 1762 et 1773. Il s'agit d'une discussion à bâtons rompus entre Moi, le narrateur, philosophe, et Lui, Jean-François Rameau, neveu du célèbre compositeur Jean-Philippe Rameau. Contenu Les personnages Le neveu de Rameau est à la fois artiste, philosophe, fantasque et cynique. Comparé au « Neveu », le philosophe incarne en lui la réflexion. Il a surtout pour but de donner la réplique au Neveu. Rameau réfute les valeurs morales imposées par la société : vertu, amitié. Il pense qu'il faut être immoral pour pouvoir réussir. Le philosophe tente de le persuader que l'honnêteté seule peut rendre heureux. Les deux hommes discutent ainsi dans un café du Palais-Royal. Ils se demandent à quelle personne il faut ressembler pour devenir le citoyen idéal. La morale Prenant l'apparence d'une conversation à bâtons rompus, cette discussion est centrée sur le thème de la morale -- thème important dans l'oeuvre de Diderot. Il est approché par différents biais, comme l'éducation, la place de l'homme de génie dans la société, la musique... Les hommes, pour satisfaire leurs besoins, se soumettent et s'éloignent des valeurs défendues par le philosophe car la philosophie serait irréaliste. Cependant, la vie de Lui paraît vide et improductive, inutile et vaine. Il n'aurait rien produit là où le philosophe travaille pour le bien de l'humanité. Réalisme Pour illustrer son propos, ajouter du réalisme à la scène -- trait courant dans les fictions de Diderot --, régler ses comptes ou introduire de l'humour ou une digression, Diderot évoque des personnages, des oeuvres ou des événements de son temps et égratigne quelques-uns de ses adversaires. Ces évocations comptent parmi les rares indices qui permettent de dater la rédaction du dialogue et l'associe au genre de la satire. |Wikipédia|

  • Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient est un essai de Denis Diderot paru en 1749.
    Un essai sur la perception visuelle
    Dans ce texte, Denis Diderot se penche sur la question de la perception visuelle, un sujet renouvelé à l'époque par le succès d'opérations chirurgicales permettant de donner la vue à certains aveugles de naissance. Les spéculations sont nombreuses en ce temps-là sur ce que la vue et l'usage qu'un individu peut en faire doivent à la seule perception, ou bien à l'habitude et l'expérience, par exemple pour se repérer dans l'espace, identifier des formes, percevoir les distances et les volumes, distinguer un tableau réaliste de la réalité.
    Diderot explique qu'un aveugle qui se met soudainement à voir ne comprend pas immédiatement ce qu'il voit, et qu'il mettra du temps à faire le rapport entre son expérience des formes et des distances acquises par le toucher, et les images qu'il perçoit avec son oeil...
    |Source Wikipédia|

  • Notions littéraires : l'aventure de l'Encyclopédie ; la littérature d'idées.
    Contextualisation : publier au XVIIIe siècle ; les Lumières et leur ombre.
    Histoire des arts : illustrer l'Encyclopédie ; les Lumières portraiturées.
    Oeuvre d'art étudiée : Fragonard

  • Madame de La Carlière fut publiée en 1773 dans la Correspondance littéraire, puis en 1798 sous le titre De l'inconséquence du jugement public de nos actions particulières. Diderot y dénonce, à travers l'histoire des amours du chevalier Desroches et de Madame de La Carlière, puis la mort tragique de cette dernière, l'attitude de la « foule imbécile » qui juge sans réelle connaissance de cause, ou plutôt sans connaissance des multiples causes qui font agir les personnages. Cette peinture satirique des moeurs s'appuie sur un personnage de femme à la personnalité exceptionnelle, capable d'aller jusqu'au bout de ses sentiments et de pousser, jusqu'à leur paroxysme, le bien ou le mal.

  • Le Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot n'a cessé, depuis sa parution, de susciter toutes sortes de controverses, de s'attirer des partisans enthousiastes ainsi que des détracteurs farouches, ces derniers se retrouvant souvent chez les gens de théâtre, directement impliqués dans la réflexion.
    En guise d'ouverture à ce texte canonique, Denis Podalydès se prête au jeu d'un échange avec Gabriel Dufay. Les deux comédiens s'entretiennent autour du Paradoxe, ses prolongements et ses résonnances dans leurs générations et parcours respectifs. Conversant à bâtons rompus, ils s'interrogent sur l'essence du jeu et s'amusent de leurs propres paradoxes.
    Bien plus qu'une nouvelle édition critique du Paradoxe sur le comédien, cet ouvrage offre un autre éclairage sur une OEuvre tant commentée, en la confrontant à l'expérimentation de la pratique d'acteur.
    Gabriel Dufay est acteur et metteur en scène. Directeur artistique de la Compagnie Incandescence, il a mis en scène des textes de Thomas Bernhard, Nathalie Sarraute, Robert Desnos, Roland Schimmelpfennig, Jon Fosse. Il a incarné récemment pour la télévision Louis XVI et joué au cinéma dans Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais.
    Denis Podalydès est acteur et metteur en scène. Sociétaire de la Comédie Française, il est également l'auteur de Scènes de la vie d'acteur (2006), Voix off (2008, prix Femina Essai) et La Peur, Matamore (2010). En 2013, il met en scène L'Homme qui se hait d'Emmanuel Bourdieu au Théâtre de Chaillot, avec Gabriel Dufay.

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