Cauvin

  • Si la mondialisation s'impose aujourd'hui comme une évidence, sa mise en oeuvre ne correspond nullement à ses objectifs affichés de réussite. Plus du tiers des humains vit en dessous du seuil de pauvreté, les ressources naturelles se raréfient et le réchauffement climatique constitue une menace désormais indiscutable à très court terme ; quant aux inégalités de revenus et de patrimoines elles atteignent des niveaux inconnus depuis la fin des sociétés d'Ancien Régime. Cet essai propose la compréhension des ressorts économiques, politiques et anthropologiques de la mondialisation rentière pour dégager des voies permettant d'envisager une autre mondialisation, celle des peuples et des cultures.

  • A partir de notes prises chaque jour pendant la Deuxième Guerre mondiale, Jean-François Dreyfus décrit son existence de façon imagée, ce qui rend son "journal" infiniment vivant. Il mêle, au compte rendu d'événements factuels, mille petits détails de sa vie, en France durant la débâcle, en Espagne pendant son internement de six mois, à Alger dans le bourbier politique ou à Londres sous les bombardements.

  • 1906, les espaces blancs sur la carte d'Afrique se font de plus en plus rares. Aussi la concurrence pour acquérir la notoriété et l'honneur d'avoir son nom ou même sa photo sur une revue à grand tirage est-elle un aiguillon puissant. Au nord de Tombouctou, les salines de Taoudeni n'ont pas encore été reconnues, et pourtant on a les moyens de le faire. Qui aura l'honneur d'être le premier Européen à y mettre les pieds ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dès les premières pages, on est surpris par l'allure insolite du récit, qui a vite fait de nous empoigner. Et nous irons jusqu'à la fin, sans lever la tête, tant il nous tarde de connaître le destin de Jean-Pierre Cartier, dit Jim Cyclone, révolté de onze ans et chef du « gang » d'enfants miséreux dont le nom flambant a donné son titre au roman. Nous ferons aussi connaissance avec Jean Pédrinel, dit Pétrole, précocement mûri par un malheur d'homme. Etreints par l'émotion ou refrénant un sourire, nous serons conquis par l'imprévu de certaines scènes, par la vérité des personnages aux prises avec la malchance ou l'hostilité de leurs semblables. Cette oeuvre pathétique n'est cependant pas pessimiste, car Gaston Cauvin n'a pas abdiqué. Il nous émeut par tout ce que ces pages contiennent, exprimé ou en puissance, d'amour des hommes, de pitié pour leur suffisance et leur bêtise. Et il nous conduit d'une main sûre au dénouement, qui est encore et toujours un acte de foi et de confiance en la vie. L'édition en allemand porte le titre Rue du Miel et a paru aux Editions Speer, Zurich.

  • La composition originale de ce nouveau roman de Gaston Cauvin, la vérité des personnages, des situations et des paysages, son style fort, imagé et serré, sa poésie intimement mêlée à un réalisme qui n'est jamais forcé, en font un des plus beaux livres - et des plus vrais - qui aient été écrits, depuis quelques années, sur la Haute-Provence. Dès les premières pages, on vit littéralement dans la montagne provençale, avec ses paysans accrochés à leurs terres pauvres et à leur famille, jaloux de leurs coutumes et de leur indépendance, pleins de finesse, cependant, de malice et d'aménité ; ils ne sont point des paysans « virgiliens » (comme on en rencontre dans trop de romans provençaux), qui font penser à des professeurs de philosophie en vacances, suivant les troupeaux, ou se livrant aux joies du camping. Mais, surtout, - et c'est ce qui en fait l'originalité, - ce livre sent la forêt, la vraie forêt de la Haute-Provence. On y rencontrera, sur la vie quotidienne des bûcherons, - hommes nomades et hors série - des pages étonnantes, jamais lues ailleurs.

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